OGM | le 25 mai 2010

Fausse manifestation pro-OGM sur les Champs Elysées

Dimanche 23 mai, plein soleil et une foule immense sur les Champs Elysées pour l’évènement « Nature Capitale ». La nature et la biodiversité s’invitent à Paris. Et les OGM ne sont pas invités. Pourtant, en début d’après-midi, un cortège étonnant et détonnant d’une quarantaine de personne investissent les lieux et scandent des slogans à la gloire d’une agriculture toute transgénique.

En fait, ce ne sont que des militants de Greenpeace déguisés en scientifiques, en businessmen représentant l’agro industrie, en hommes politiques, tous farouchement pro OGM. Au milieu du cortège, on retrouve des maïs de Monsanto, d’étranges animaux mi-poule-mi-orang outans, mi-homme mi-gorille, etc. Une manière d’utiliser la dérision et l’ironie pour rappeler au public que de nombreux OGM sont en attente d’autorisation au niveau Européen, et que la commission européenne actuelle semble plus que jamais pro-OGM. Et que dans un contexte français de moratoire sur la culture en plein champ du tristement célèbre MON 810, rien ne nous dit aujourd’hui quelle sera l’attitude adoptée à l’avenir par la France face à la poussée des lobbys pro OGM.

Pour que leur rêve ne devienne pas notre réalité, signez la pétition !

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OGM | le 20 mai 2010

Pas d’OGM dans nos vignes !

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, a autorisé la reprise de cultures expérimentales en plein champ de plants de vignes transgéniques en Alsace. Greenpeace critique cette décision irresponsable et s’oppose à la poursuite de ces essais.
© Pierre Gleizes / Greenpeace

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OGM | le 29 avril 2010

Pendant que Greenpeace distribue à Bruxelles son livre « de recettes génétiquement modifiées », l’Autriche décide d’interdire la culture de la pomme de terre Amflora

Comme ils l’avaient annoncé la semaine dernière par voie d’affichage, des militants de Greenpeace déguisés en chefs cuisiniers ont distribué aujourd’hui devant les locaux de la Commission européenne un livre de « recettes génétiquement modifiées pour un désastre assuré », dans le cadre d’une campagne contre l’introduction des OGM en Europe. Parmi les recettes figurent des « antipasti d’agriculteurs en colère », composés de « prix des semences élevés » et de « récoltes décevantes » d’OGM tolérant les produits phytosanitaires. Ou encore une « quiche à la main mise des entreprises », composée d’une couche d’abus de position dominante et fourrée de contrôle des brevets… Il est illustré de photos du commissaire à la Santé, John Dalli, et du président de la Commission européenne José Manuel Barroso en costumes d’apprentis marmitons, en référence à la controverse qu’ils ont suscitée en autorisant au mois de mars la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de la firme allemande BASF. Greenpeace a lancé il y a quelques semaines une campagne d’affichage pour dénoncer « l’appétit de l’Union européenne, de son commissaire à la santé John Dalli et de son chef José Manuel Barroso pour les organismes génétiquement modifiés ».

La pomme de terre Amflora est destinée à l’industrie papetière et à l’alimentation animale, donc dans les filières alimentaires humaines. Plusieurs pays, dont l’Autriche et l’Italie ont d’ores et déjà déclaré qu’ils n’autoriseraient pas la culture de cet OGM sur leur sol.

Parallèlement, plusieurs dizaines d’OGM sont en attente d’autorisation pour la culture et l’importation, dont trois maïs de Monsanto (MON810), pionneer et Syngenta.

Les pays de l’UE sont très divisés sur les cultures d’OGM et aucune majorité qualifiée ne se dégage lors des votes sur les demandes d’autorisation de commercialisation ou de culture.

C’est donc systématiquement la commission qui tranche et depuis la prise de fonction de la nouvelle commission Barroso en janvier, c’est Monsieur Dalli, le commissaire à la santé et à la consommation, qui est en charge des autorisations d’OGM.et non plus comme auparavant le commissaire à l’environnement-

Dans ce cadre, Greenpeace a lancé il y a quelques semaines une pétition demandant un moratoire européen sur toutes les nouvelles autorisations d’OGM tant que le processus d’autorisation n’est pas amélioré.

L’Autriche rejette la pomme de terre Amflora

Suite à l’autorisation européenne de la pomme de terre Amflora, l’Autriche vient d’annoncer la mise en place d’une clause de sauvegarde interdisant la culture de cet OGM sur son territoire notamment à cause du risque de dissémination de son gène marqueur de résistance aux antibiotiques. Greenpeace salut cette décision autrichienne et encourage le gouvernement français à faire de même.

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OGM | le 26 avril 2010

Maïs Bt 11 : un avis du HCB qui pourrait sonner le retour des OGM dans les champs français

Le Haut conseil sur les Biotechnologie (HCB) a été institué en 2008 par la « loi OGM » pour éclairer le gouvernement notamment lorsqu’il est amené à voter sur de nouvelles autorisations d’OGM au niveau européen. Dans ce cadre, Le HCB a rendu vendredi public un avis relatif à la demande d’autorisation de mise en culture du maïs transgénique Bt11 de la multinationale suisse, Syngenta.

Avis consultable sur : http://www.ogm.gouv.fr/

Plusieurs organisations membres du HCB, Greenpeace, les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération nationale d’agriculture biologique (F.N.A.B), et l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) ont rédigé conjointement une position divergente sur cette nouvelle recommandation :

Les problèmes parasitaires sur maïs sont avant tout liés à de mauvaises pratiques agricoles, comme la monoculture sans rotation, qui spécialisent les parasites et les adventices. Le cadre d’analyse imposé pousse à focaliser l’attention sur la comparaison entre un système « maïs Bt11 » et un autre système « maïs traité par un insecticide toxique dans les zones et les années de fortes infestations« , emblématique de ces mauvaises pratiques agricoles. Cette comparaison privilégiée laisse au second plan les informations les plus pertinentes pour fournir une information globale équilibrée sur les plans économiques, sociaux et éthiques. Il paraît bien plus urgent, pour un décideur politique soucieux d’encourager une agriculture durable, de comparer sur plusieurs années le système Bt11 à un système de bonnes pratiques culturales, basées entre autres sur la rotation des cultures, qui pourrait comporter plus de protéagineux, l’utilisation de semences adaptées et la lutte biologique si nécessaire. On verrait alors que le Bt11 n’a pas d’intérêt économique, ni pour l’agriculteur, ni pour la collectivité, mais qu’il encourage au contraire la fuite en avant vers des pratiques agricoles toujours plus néfastes pour l’environnement, la santé, les paysages et l’emploi, et qu’il génère des risques encore plus nombreux que le MON810.

Semblable au MON810 pour sa fonction insecticide, le Bt11 comporte également un gène modifié qui exprime une protéine lui permettant de tolérer le glufosinate, un herbicide total, breveté par une autre multinationale. La recommandation du CEES semble négliger l’analyse des possibles impacts de cette modification génétique, pariant sur un retour hypothétique du dossier en cas d’autorisation de cet herbicide sur le maïs, alors même que la réglementation concernant les autorisations de mise sur le marché des herbicides ne prévoit pas ce genre d’évaluation. Par ailleurs, plusieurs demandes de mise en culture de maïs OGM résistants au glufosinate étant « dans les tuyaux« , l’engagement non écrit de la firme détentrice du brevet de ne pas demander l’homologation de son produit sur maïs, ne constitue pas une garantie suffisante. Cette situation amène le CEES à proposer un plan de surveillance de la non utilisation des herbicides à base de glufosinate, spécifique au Bt11, plan dont la faisabilité, l’efficacité et le coût sont inconnus de tous.

Beaucoup d’incertitudes sur les conséquences environnementales, sanitaires et sociales mises en évidence, malgré le manque de fiabilité des données produites par le pétitionnaire, sont renvoyées aux plans de surveillance, censés être améliorés et dont le coût pour la collectivité n’est jamais pris en compte dans les calculs présentant les possibles gains financiers. Les gains supposés n’intègrent pas non plus les éléments concernant le coût des mesures de coexistence pour tous les acteurs, utilisateurs ou non de l’OGM Bt11, et pour la collectivité. En prenant en compte le surcoût de la semence, le prix inférieur de la récolte, et l’investissement inutile les années sans pyrales, les gains financiers annoncés deviennent des pertes réelles pour les producteurs.

Quant au problème des mycotoxines, la recommandation devrait souligner qu’il n’y a pas forcément de lien avec les attaques de pyrales. En effet, il est dit qu’en 2009, les infestations ont été très rares et pourtant 8% des récoltes de maïs grain ont du être déclassées, alors même qu’il n’y a pas eu de déclassement en 2006, année de forte infestation.

Enfin, contrairement à ce qui est mis en avant dans cette recommandation, on ne sécurise pas les approvisionnements d’une industrie qui choisit de produire sans OGM en autorisant une culture OGM allogame, contaminante des cultures conventionnelles.

Ces quelques éléments, non exhaustifs, critiques de la recommandation relative à la demande d’autorisation de mise en culture du maïs Bt11 nous conduisent à émettre un avis divergent.

Le maïs Bt11 de Syngenta pourrait être autorisé à la culture en Europe très rapidement et signifier le retour des OGM dans les champs français. Si les ministres n’arrivent pas à constituer une majorité qualifiée pour décider du sort de cette plante génétiquement modifiée, ce sera la Commission pro-OGM de Manuel Barroso et de John Dalli qui trancheront comme ce fut le cas pour l’autorisation récente de la pomme de terre Amflora de BASF.

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OGM | le 21 avril 2010

A Bruxelles, Greenpeace en campagne contre Barroso, l’apprenti marmiton des OGM

Greenpeace a souhaité répondre à sa manière à la récente autorisation par la Commission européenne de la pomme de terre OGM Amflora de BASF en lançant hier à Bruxelles une offensive contre « l’indigeste menu OGM » concocté par « l’apprenti marmiton » José Manuel Barroso.

M. Barroso ne peut pas manquer à Bruxelles les affiches le décrivant comme un « chef » cuisinant des recettes génétiquement modifiées aux effets désastreux. Elles s’affichent sous les fenêtres de ses bureaux dans la ville, dans la station de métro du quartier européen et près de son domicile.

Greenpeace dénonce l’appétit de l’Union européenne, de son commissaire à la santé John Dalli et de son chef José Manuel Barroso pour les organismes génétiquement modifiés.

Ce livre de « recettes génétiquement modifiées pour un désastre assuré » sortira officiellement la semaine prochaine et sera distribué à Bruxelles.

Greenpeace appelle à un moratoire sur l’autorisation des cultures génétiquement modifiées jusqu’à ce que les procédures d’évaluation de la commission soit revues comme demandé par les Etats membres, via les ministres de l’environnement, en décembre 2008.

Cette pétition lancée avec avaaz.org aura bientôt recueilli près de 600 000 signatures.

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OGM | le 21 avril 2010

Fromages avec ou sans OGM ? Des AOC s’engagent

Greenpeace a récemment lancé une campagne sur la présence d’OGM dans les filières de production de 14 des 46 fromages français les plus prestigieux : les célèbres Appellations d’origine contrôlée (AOC) ou d’origine protégée (AOP). Pourtant, et malgré leur label de qualité, certains fromages comme le munster, le camembert de Normandie ou encore le brie de Meaux n’interdisent pas systématiquement l’utilisation d’OGM dans l’alimentation des animaux produisant le lait utilisé. Et le bétail français est malheureusement nourris à 80% avec du soja OGM, importé principalement du continent américain.

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OGM | le 13 avril 2010

En Allemagne et en Suède, des actions de Greenpeace contre l’arrivée de la pomme de terre OGM de BASF

Greenpeace était présent en Allemagne et en Suède afin de protester contre la pomme de terre transgénique Amflora qui a été autorisé à la culture commerciale par la Commission européenne le mois dernier. Ce nouvel OGM, développé par la firme agro-chimique allemande BASF, est le premier autorisé à la culture depuis douze ans. Il s’agit d’une pomme de terre enrichie en amidon pour les besoins l’industrie papetière, qui servira également à nourrir les animaux d’élevage et pourra contaminer notre alimentation jusqu’à 0.9%.

Blocage d’un stock de semences de pommes de terre OGM en Allemagne
Dans la ville de Bütow, au nord-est de l’Allemagne, des activistes de Greenpeace ont condamné l’accès d’un entrepôt qui renfermait des semences de pomme de terre Amflora. Les activistes se sont enchaînés au portail du bâtiment, avec à leurs côtés une pancarte annonçant la « fermeture de l’entrepôt européen de pommes de terre génétiquement modifiées ». Quelque 360 tonnes de pomme de terre OGM sont ainsi stockées en vue d’être cultivées non seulement en Allemagne, mais dans plusieurs autres pays européens. En effet, la Suède, la République tchèque et les Pays-Bas pourraient également commencer à cultiver cet OGM rapidement.

Pourtant la culture et la commercialisation de cette pomme de terre sont contraires à l’esprit de la directive 2001/18 de 2001 relative à la dissémination d’organismes génétiquement modifiés qui demande de ne pas utiliser de gènes de résistances aux antibiotiques car cela pose un risque inacceptable pour la santé humaine et animale. De plus, l’évaluation des risques environnementaux n’a pas été conduite de façon appropriée, ce qui est également contraire à la directive. Cet OGM doit être interdit sans délai, comme l’ont déjà fait l’Autriche, la Grèce, la Hongrie et le Luxembourg.

Soupe de pommes de terre bio géante pour dire NON en Suède
Les militants de Greenpeace se sont également mobilisés à Stockholm pour marquer leur refus de l’arrivée de la pomme de terre OGM de BASF dans les champs suédois. Un grand repas a été organisé avec 150 personnes pour dire NON à ce nouvel OGM. Une délicieuse soupe bio attendait les convives, dégustée sur des tables disposées de sorte à composer le mot NON.

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OGM | le 12 avril 2010

Fromages AOC : des OGM sur un plateau ?

Samedi 10 avril, les militants de Greenpeace se sont mobilisés dans 22 villes de France pour sensibiliser le grand public sur la présence potentielle d’OGM jusque dans les filières de production de fromages aussi prestigieux que les célèbres Appellations d’origine contrôlée (AOC), bientôt AOP (d’origine protégée).

De Strasbourg à Brest, de Lille à Marseille ou de Lyon à Pau, les groupes locaux de Greenpeace se sont installés sur les marchés et ont proposé aux passants de gouter des fromages AOC garantis sans OGM, Rocamadour, Ossau Iraty, Morbier, ou Compté AOC, etc. et de signer la pétition européenne pour un moratoire européen sur toutes les autorisations d’OGM.

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OGM | le 9 avril 2010

Une pétition pour un moratoire sur toutes les autorisations européennes !

Début mars 2010, la Commission européenne a imposé une pomme de terre OGM de BASF à l’Europe. Malgré les doutes sérieux qui subsistent quant à leur impact sur la santé et l’environnement, un nouvel OGM est donc autorisé dans les champs européens et ce pour la première fois depuis douze ans.

Cette décision est très inquiétante car la question des cultures OGM en plein champ va se poser à plusieurs reprises cette année. Une trentaine de plantes transgéniques sont en attente d’autorisation pour la culture en 2010 et parmi elles, le fameux et emblématique maïs MON810 de Monsanto.

Enfin, à la fin de l’année 2008, le conseil des ministres de l’environnement européens demandaient à la Commission Européenne de réviser et réformer les procédures d’évaluation et d’autorisation des OGM, notamment en évaluant plus systématiquement les impacts environnementaux des cultures en plein champ. La Commission s’était engagée à procéder à ces réformes. Pour l’heure, toujours rien.

Greenpeace a lancé il y a plusieurs semaines, en association avec avaaz.org, une pétition européenne dont le but est d’obtenir 1 million de signatures pour un moratoire sur toutes les autorisations européennes d’OGM tant que les réformes exigées par les Etats européens n’ont pas été accomplies par la Commission.

Signez la pétition

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OGM | le 1 avril 2010

Ce sont les paysans qui pourront nourrir la planete, pas des artifices techniques

Tribune écrite par Kumi Naidoo, Directeur Général de Greenpeace International et Nnimmo Bassey, Président des Amis de la Terre International
Publiée le 31 mars dans le quotidien sud africain « The daily monitor »

Le génie génétique est une technologie à la recherche d’un problème ; un produit à la recherche d’un marché. Les lobbyistes de l’industrie du génie génétique proposent un choix terrible à l’Afrique, entre la faim et les cultures d’organismes génétiquement modifié (OGM). C’est un faux débat. La faim peut être évitée sans cultiver et consommer des cultures génétiquement modifiées.

Une agriculture écologique, qui enrichit nos sols, protège la biodiversité et procure à nos familles une alimentation saine et nutritive est la seule façon de résoudre efficacement la très grave crise de la sécurité alimentaire, de la rareté de l’eau et du changement climatique.

L’agriculture écologique est elle une utopie ? Non. Soutenus par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’évaluation agricole des Nations Unies (IAASTD), les bénéfices des systèmes agricoles écologiques sont bien connus et documentés par un groupe important et croissant de scientifiques. Ceux-ci se sont accordés sur les avantages à soutenir les paysans et travailleurs agricoles locaux pour promouvoir des systèmes qui minimisent la dépendance aux intrants externes comme les pesticides et fertilisants artificiels.

La prétendue « révolution verte » nous a conduit à un âge où l’utilisation massive d’engrais, de pesticides et de semences « modifiées » a détruit les sols, détourné les paysans de leur activité et concentré le pouvoir sur la production alimentaire d’une poignée de multinationales agrochimiques. Elle a réduit la diversité et augmenté notre vulnérabilité aux menaces telles que le changement climatique.

Et maintenant, ces mêmes multinationales veulent promouvoir leur dernier produit « technologique », les plantes génétiquement modifiées.

Les cultures génétiquement modifiées actuelles sont très dépendantes de l’utilisation continue de grandes quantités de produits agrochimiques. Elles sont conçues par des multinationales prédatrices prêtes à poursuivre en justice les paysans qui garderaient leurs semences d’une récolte à l’autre. De nombreux gouvernements autorisent les entreprises à breveter les semences, les aidant ainsi à empêcher les paysans de planter les semences de ferme, un droit fondamental qui est la base même de l’existence de millions de petits paysans.

Les multinationales de l’agrochimie font des promesses audacieuses mais infondées à propos de leurs cultures génétiquement modifiées et des méthodes agricoles intensives, mais les plantes OGM ne sont pas la solution pour résoudre le problème de la faim en Afrique, ni dans le reste du monde. Prenons l’Inde, par exemple, qui a suivi le modèle de la révolution verte pendant 5 décennies. La faim y est toujours d’actualité. L’Inde abrite encore quelque 214 millions de personnes qui souffrent de la faim. Le problème de la faim dans le monde de sera pas résolu par l’unique augmentation de la production alimentaire.. Aux Etats-Unis, 49 millions de personnes, dont 17 millions d’enfants, n’ont pas un accès assuré à l’offre alimentaire.

En outre, les scientifiques ont confirmé que les cultures génétiquement modifiées ne produisaient pas nécessairement des rendements plus élevés que les variétés naturelles, selon un rapport intitulé « failure to Yield » publié par l’organisation américaine Union of Concerned Scientists.

Les multinationales de l’agrochimie font également la promotion du “riz jaune”, ou “riz doré”, qui a été génétiquement modifié pour produire de la pro-vitamine A. Mais la même vitamine peut aussi être trouvée dans les légumes-feuilles, les courges et quelques variétés traditionnelles de riz. Alors pourquoi prendre des risques avec l’artifice technologique des OGM en remède à la déficience en vitamine A ? Il est meilleur de promouvoir une alimentation variée basée sur l’agriculture écologique.

L’Afrique peut trouver chez elle tout ce dont elle a besoin pour créer les systèmes agricoles écologiques du 21ème siècle, des systèmes qui signifient moins de faim et pas plus de faim. Des systèmes synonymes d’un environnement plus résilient face au changement climatique. Des systèmes qui permettent aux paysans de garder le contrôle de leurs propres semences. Des systèmes basés sur la souveraineté alimentaire, le droit à une alimentation écologique et culturellement adaptée qui soit suffisamment nutritive, et le droit de déterminer comment elle est produite.

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