OGM | le 28 juillet 2010

Pomme de terre Amflora, maïs: refusons les « OGM automatiques »!

Aujourd’hui, le Haut Conseil sur les Biotechnologies (HCB) vient de rendre son avis sur la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de BASF, suite à une saisine du ministère de l’Agriculture datant du mois de mars, quelques jours après l’autorisation du produit par la Commission européenne.

Lire l'article et les commentaires
OGM | le 13 juillet 2010

La Commission européenne veut assouplir la réglementation sur les cultures d’OGM en Europe : une manœuvre pour ouvrir grand les portes de l’Union

La Commission européenne a adopté mardi des propositions visant à débloquer les demandes très controversées de mise en culture de plantes OGM en Europe, en laissant aux Etats qui le veulent la possibilité de les interdire ou de les restreindre plus facilement.

Lire l'article et les commentaires
OGM | le 24 juin 2010

Riz OGM : Bayer recule au Brésil !

Il aura fallu beaucoup de temps pour que le géant de l’agrochimie et de la pharmaceutique, comprenne enfin le message. 8 années se sont en effet écoulées depuis la première demande d’autorisation de Bayer pour la culture commerciale de son riz transgénique au Brésil et, hier, la firme a annoncé, via un communiqué de presse publié sur son site brésilien , avoir décidé de retirer sa demande.

Après 4 ans d’un intense lobbying en faveur du riz génétiquement modifié auprès de la Commission technique nationale de biosécurité brésilienne (CTNBio), Bayer aura donc finalement reculé, reculé et retiré sa demande d’autorisation du LL62, un riz génétiquement modifié afin de résister à un herbicide très toxique : le glufosinate.
La compagnie indique sur son site que cette décision se justifie par la nécessité d’accroître le dialogue avec toutes les parties prenantes de la chaîne de production de riz, et qu’elle remettra le dossier devant la commission technique lorsque ces parties prenantes auront été convaincues.
Mais, si Bayer a reculé hier, c’est surtout parce que la firme s’est heurtée au rejet massif et total des associations de producteurs brésiliens, qui sont resté fermes sur leurs positions.

Le riz est l’aliment de base le plus important sur la terre – plus de la moitié de la population mondiale en mange quotidiennement. Il pousse partout depuis plus de 10.000 ans, et on le cultive dans 113 pays : c’est un élément clé dans un large assortiment de produits alimentaires industriels, allant de la nourriture pour bébés aux pâtes de riz…

Face au risque OGM, Greenpeace reste mobilisée

Jusqu’à présent le riz OGM n’est cultivé nulle part à des fins commerciales, et le manque d’études et d’investigation sur le sujet ne permet pas, aujourd’hui, de garantir l’innocuité de ce produit.
Par ailleurs, lors de l’évaluation du riz LL62, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) avait soulevé, sans y répondre, un certain nombre de questions relatives à la sécurité alimentaire. Des irrégularités au niveau moléculaire, les effets des résidus de glufosinate dans le riz génétiquement modifié, ainsi que des différences de composition entre ce riz transgénique et le riz conventionnel pourraient en effet présenter un risque sanitaire important.

Malgré ces éléments, et le rejet des agriculteurs et producteurs brésiliens, Bayer risque de revenir à la charge dans les mois à venir pour obtenir l’autorisation du riz LL 62. Greenpeace continuera donc à faire campagne pour empêcher la dissémination de semences OGM et à militer pour une agriculture responsable et durable dans le monde entier.

Nos documents sur le sujet

Lire l'article et les commentaires
OGM | le 22 juin 2010

Etats-Unis : quand Monsanto réécrit la réalité

Lundi 21 Juin, la Cour suprême des Etats Unis a statué sur l’affaire Monsanto v. Geertson Seed Farms  qui opposait le géant américain des semences à des agriculteurs bio inquiets des risques de contamination de leurs champs par des graines de luzerne transgéniques.
Monsanto a immédiatement crié victoire, à grands renforts de communiqués de presse, repris, très rapidement par les agences (AFP) et médias en ligne (LeMonde.fr).

Lire l'article et les commentaires
OGM | le 16 juin 2010

Le Luxembourg interdit la pomme de terre OGM « Amflora » !

Ce matin, lors du colloque « La sécurité dans mon assiette » sur la sécurité de la chaîne alimentaire, le Ministre de la Santé luxembourgeois Mars Di Bartolomeo, en présence de Romain Schneider ministre de l’Agriculture, a interdit la culture de la pomme de terre OGM « Amflora » de BASF au Luxembourg.

Lire l'article et les commentaires
OGM | le 14 juin 2010

Allemagne: du maïs OGM illégal dans les champs

En Allemagne, dans au moins trois régions (Länder) que sont la Bavière, le Bade-Wurtemberg et la Basse-Saxe, des agriculteurs ont semé sans le savoir du maïs contaminé par du maïs génétiquement modifié interdit à la culture dans l’Union européenne, le maïs Nk603 mis au point par Pioneer Hi-Bred.

Lire l'article et les commentaires
OGM | le 25 mai 2010

Fausse manifestation pro-OGM sur les Champs Elysées

Dimanche 23 mai, plein soleil et une foule immense sur les Champs Elysées pour l’évènement « Nature Capitale ». La nature et la biodiversité s’invitent à Paris. Et les OGM ne sont pas invités. Pourtant, en début d’après-midi, un cortège étonnant et détonnant d’une quarantaine de personne investissent les lieux et scandent des slogans à la gloire d’une agriculture toute transgénique.

En fait, ce ne sont que des militants de Greenpeace déguisés en scientifiques, en businessmen représentant l’agro industrie, en hommes politiques, tous farouchement pro OGM. Au milieu du cortège, on retrouve des maïs de Monsanto, d’étranges animaux mi-poule-mi-orang outans, mi-homme mi-gorille, etc. Une manière d’utiliser la dérision et l’ironie pour rappeler au public que de nombreux OGM sont en attente d’autorisation au niveau Européen, et que la commission européenne actuelle semble plus que jamais pro-OGM. Et que dans un contexte français de moratoire sur la culture en plein champ du tristement célèbre MON 810, rien ne nous dit aujourd’hui quelle sera l’attitude adoptée à l’avenir par la France face à la poussée des lobbys pro OGM.

Pour que leur rêve ne devienne pas notre réalité, signez la pétition !

Lire l'article et les commentaires
OGM | le 20 mai 2010

Pas d’OGM dans nos vignes !

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, a autorisé la reprise de cultures expérimentales en plein champ de plants de vignes transgéniques en Alsace. Greenpeace critique cette décision irresponsable et s’oppose à la poursuite de ces essais.
© Pierre Gleizes / Greenpeace

Lire l'article et les commentaires
OGM | le 29 avril 2010

Pendant que Greenpeace distribue à Bruxelles son livre « de recettes génétiquement modifiées », l’Autriche décide d’interdire la culture de la pomme de terre Amflora

Comme ils l’avaient annoncé la semaine dernière par voie d’affichage, des militants de Greenpeace déguisés en chefs cuisiniers ont distribué aujourd’hui devant les locaux de la Commission européenne un livre de « recettes génétiquement modifiées pour un désastre assuré », dans le cadre d’une campagne contre l’introduction des OGM en Europe. Parmi les recettes figurent des “antipasti d’agriculteurs en colère”, composés de “prix des semences élevés” et de “récoltes décevantes” d’OGM tolérant les produits phytosanitaires. Ou encore une “quiche à la main mise des entreprises”, composée d’une couche d’abus de position dominante et fourrée de contrôle des brevets… Il est illustré de photos du commissaire à la Santé, John Dalli, et du président de la Commission européenne José Manuel Barroso en costumes d’apprentis marmitons, en référence à la controverse qu’ils ont suscitée en autorisant au mois de mars la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de la firme allemande BASF. Greenpeace a lancé il y a quelques semaines une campagne d’affichage pour dénoncer “l’appétit de l’Union européenne, de son commissaire à la santé John Dalli et de son chef José Manuel Barroso pour les organismes génétiquement modifiés”.

La pomme de terre Amflora est destinée à l’industrie papetière et à l’alimentation animale, donc dans les filières alimentaires humaines. Plusieurs pays, dont l’Autriche et l’Italie ont d’ores et déjà déclaré qu’ils n’autoriseraient pas la culture de cet OGM sur leur sol.

Parallèlement, plusieurs dizaines d’OGM sont en attente d’autorisation pour la culture et l’importation, dont trois maïs de Monsanto (MON810), pionneer et Syngenta.

Les pays de l’UE sont très divisés sur les cultures d’OGM et aucune majorité qualifiée ne se dégage lors des votes sur les demandes d’autorisation de commercialisation ou de culture.

C’est donc systématiquement la commission qui tranche et depuis la prise de fonction de la nouvelle commission Barroso en janvier, c’est Monsieur Dalli, le commissaire à la santé et à la consommation, qui est en charge des autorisations d’OGM.et non plus comme auparavant le commissaire à l’environnement-

Dans ce cadre, Greenpeace a lancé il y a quelques semaines une pétition demandant un moratoire européen sur toutes les nouvelles autorisations d’OGM tant que le processus d’autorisation n’est pas amélioré.

L’Autriche rejette la pomme de terre Amflora

Suite à l’autorisation européenne de la pomme de terre Amflora, l’Autriche vient d’annoncer la mise en place d’une clause de sauvegarde interdisant la culture de cet OGM sur son territoire notamment à cause du risque de dissémination de son gène marqueur de résistance aux antibiotiques. Greenpeace salut cette décision autrichienne et encourage le gouvernement français à faire de même.

Lire l'article et les commentaires
OGM | le 26 avril 2010

Maïs Bt 11 : un avis du HCB qui pourrait sonner le retour des OGM dans les champs français

Le Haut conseil sur les Biotechnologie (HCB) a été institué en 2008 par la « loi OGM » pour éclairer le gouvernement notamment lorsqu’il est amené à voter sur de nouvelles autorisations d’OGM au niveau européen. Dans ce cadre, Le HCB a rendu vendredi public un avis relatif à la demande d’autorisation de mise en culture du maïs transgénique Bt11 de la multinationale suisse, Syngenta.

Avis consultable sur : http://www.ogm.gouv.fr/

Plusieurs organisations membres du HCB, Greenpeace, les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération nationale d’agriculture biologique (F.N.A.B), et l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) ont rédigé conjointement une position divergente sur cette nouvelle recommandation :

Les problèmes parasitaires sur maïs sont avant tout liés à de mauvaises pratiques agricoles, comme la monoculture sans rotation, qui spécialisent les parasites et les adventices. Le cadre d’analyse imposé pousse à focaliser l’attention sur la comparaison entre un système “maïs Bt11” et un autre système “maïs traité par un insecticide toxique dans les zones et les années de fortes infestations“, emblématique de ces mauvaises pratiques agricoles. Cette comparaison privilégiée laisse au second plan les informations les plus pertinentes pour fournir une information globale équilibrée sur les plans économiques, sociaux et éthiques. Il paraît bien plus urgent, pour un décideur politique soucieux d’encourager une agriculture durable, de comparer sur plusieurs années le système Bt11 à un système de bonnes pratiques culturales, basées entre autres sur la rotation des cultures, qui pourrait comporter plus de protéagineux, l’utilisation de semences adaptées et la lutte biologique si nécessaire. On verrait alors que le Bt11 n’a pas d’intérêt économique, ni pour l’agriculteur, ni pour la collectivité, mais qu’il encourage au contraire la fuite en avant vers des pratiques agricoles toujours plus néfastes pour l’environnement, la santé, les paysages et l’emploi, et qu’il génère des risques encore plus nombreux que le MON810.

Semblable au MON810 pour sa fonction insecticide, le Bt11 comporte également un gène modifié qui exprime une protéine lui permettant de tolérer le glufosinate, un herbicide total, breveté par une autre multinationale. La recommandation du CEES semble négliger l’analyse des possibles impacts de cette modification génétique, pariant sur un retour hypothétique du dossier en cas d’autorisation de cet herbicide sur le maïs, alors même que la réglementation concernant les autorisations de mise sur le marché des herbicides ne prévoit pas ce genre d’évaluation. Par ailleurs, plusieurs demandes de mise en culture de maïs OGM résistants au glufosinate étant “dans les tuyaux“, l’engagement non écrit de la firme détentrice du brevet de ne pas demander l’homologation de son produit sur maïs, ne constitue pas une garantie suffisante. Cette situation amène le CEES à proposer un plan de surveillance de la non utilisation des herbicides à base de glufosinate, spécifique au Bt11, plan dont la faisabilité, l’efficacité et le coût sont inconnus de tous.

Beaucoup d’incertitudes sur les conséquences environnementales, sanitaires et sociales mises en évidence, malgré le manque de fiabilité des données produites par le pétitionnaire, sont renvoyées aux plans de surveillance, censés être améliorés et dont le coût pour la collectivité n’est jamais pris en compte dans les calculs présentant les possibles gains financiers. Les gains supposés n’intègrent pas non plus les éléments concernant le coût des mesures de coexistence pour tous les acteurs, utilisateurs ou non de l’OGM Bt11, et pour la collectivité. En prenant en compte le surcoût de la semence, le prix inférieur de la récolte, et l’investissement inutile les années sans pyrales, les gains financiers annoncés deviennent des pertes réelles pour les producteurs.

Quant au problème des mycotoxines, la recommandation devrait souligner qu’il n’y a pas forcément de lien avec les attaques de pyrales. En effet, il est dit qu’en 2009, les infestations ont été très rares et pourtant 8% des récoltes de maïs grain ont du être déclassées, alors même qu’il n’y a pas eu de déclassement en 2006, année de forte infestation.

Enfin, contrairement à ce qui est mis en avant dans cette recommandation, on ne sécurise pas les approvisionnements d’une industrie qui choisit de produire sans OGM en autorisant une culture OGM allogame, contaminante des cultures conventionnelles.

Ces quelques éléments, non exhaustifs, critiques de la recommandation relative à la demande d’autorisation de mise en culture du maïs Bt11 nous conduisent à émettre un avis divergent.

Le maïs Bt11 de Syngenta pourrait être autorisé à la culture en Europe très rapidement et signifier le retour des OGM dans les champs français. Si les ministres n’arrivent pas à constituer une majorité qualifiée pour décider du sort de cette plante génétiquement modifiée, ce sera la Commission pro-OGM de Manuel Barroso et de John Dalli qui trancheront comme ce fut le cas pour l’autorisation récente de la pomme de terre Amflora de BASF.

Lire l'article et les commentaires