OGM | le 5 août 2009

Un guide pratique et précieux pour les élus locaux

Comment mettre en place une restauration collective sans OGM ? Quels sont les réseaux d’acteurs ? Comment protéger une agriculture durable et la production de qualité ? Quels sont les arrêtés ? Comment fonctionne le conditionnement des aides à l’agriculture ?

Inf’OGM, association d’expertise sur les OGM reconnue d’intérêt général, vient d’éditer un guide complet à destination des élus locaux sur les enjeux et les répercussions locales de la culture et de l’importation d’OGM. Alors que les décisions sont prises par l’Europe ou le gouvernement, l’élu doit lui bien souvent faire face aux conséquences immédiates de la présence des OGM sur son territoire.

Présenté sous forme de fiches, le guide « OGM et collectivités locales. Comprendre et agir » est disponible pour 10 euros à la commande auprès d’Inf’OGM.

31 avis pour “Un guide pratique et précieux pour les élus locaux”

  1. Cyril dit :

    Chouette !!! Envoyons chacun d’entre nous une demande à notre commune par mail avec ce lien (quelques minutes de notre temps pour peut-être un résultat par la suite…)

  2. richard dit :

    Oui,
    Donnons-nous la contrainte d’informer, chacun, quelques élus et des responsables d’associations de parents d’élèves.

  3. richard dit :

    Bonjour.

    Certains parents d’élèves font la remarque suivante : mais les repas BIO, sont plus chers.

    La plus-value, n’est pas forcément très importante et représente souvent le temps consacré à la préparation des repas. Il est plus rapide d’ouvrir des boîtes ou des sachets, en effet.

    Et puis, finalement, nous consacrons beaucoup d’argent pour acheter des cadeaux, souvent  » peu utiles « , à nos enfants, cadeaux qui finissent rapidement à la poubelle.
    Aujourd’hui, une publicité, qui fait appel à la VANITE :  » parce que vous le valez bien « , est destinée à faire vendre des produits  » haut de gamme « , donc très chers et qui rapportent beaucoup d’argent à ceux qui les produisent, mais n’apportent pas grand chose à ceux qui les achètent.

    Par contre, en appliquent cette formule  » Parce que vous le valez bien « , à nos enfants, nous corrigeons les dérives néfastes créées par la publicité, mais également, nous inculquons à nos enfants les vraies valeurs durables et rétablissons un sens réel au mot  » consommation « .

  4. La coupe est pleine dit :

    « Aujourd’hui, une publicité, qui fait appel à la VANITE : ” parce que vous le valez bien “, est destinée à faire vendre des produits ” haut de gamme “, donc très chers » ….

    Ça me rappelle quelque chose tiens, tiens …. La technique commerciale de mettre du 100% BIO dans les cantines scolaires !
    L’endoctrinement doit commencer tôt, pour que ça fonctionne bien !
    En gros tu nous dis que oui c’est plus cher, on n’a pas prouvé grand chose sur le fait que ce sera mieux en quoi que ce soit mais : « Vous n’allez pas priver vos enfants tout de même ? » (Pour culpabiliser les parents il n’y a pas mieux !)

    Très bon commercial ce RICHARD ! Tu fais quoi dans la vie ?

    « …. et qui rapportent beaucoup d’argent à ceux qui les produisent, mais n’apportent pas grand chose à ceux qui les achètent. »

    Le bio aussi produit le même schéma :
    - Le producteur est sur des marges assez irrégulières, alors que l’industriel et le distributeur, eux il n’y a pas de soucis : « C’est un produit de luxe que je vous vends ! »

    Quand l’industriel n’en a pas profité pour faire un peu de tromperie sur la camelote. Le curseur des 95% peut « varier un peu ». Mes producteurs sont à Madagascar, vous connaissez la traçabilité malgache ?

    Mais je vous comprend vous citadins, lorsque je vois les gabarits de cailles qu’ont les poulets industriels et le manque de saveur surtout ! Le problème c’est que le BIO ne fait pas de bien grandes avancées dans ces domaines. Le produit BIO a bien souvent du mal à soutenir la comparaison au produit « label » et alors face au VRAI produit fermier !

    Aujourd’hui que le bio se démocratise, il s’industrialise, comme tout ce qui est diffusé à grande échelle. Le BIO est aujourd’hui plus commercial que fondé sur les caractéristiques sûres du départ.

  5. Tariq Chemseddine dit :

    Je ne sais pas pour vous mais pour moi (horticulteur de formation, de profession ET de CONVICTION), il est plus qu’évident que ces « OGM » ne sont que le résultat de la recherche du -paraitre- et de la soif du bénéfice en perpétuelle ascension des multinationales, ce qui est aussi le cas des calibrages ou normes des produits (diamètre, couleur …) ; il ne faut pas être surpris de voir au final, une certaine récession de l’agriculture biologique et de l’amour du métier au profit des groupes internationaux qui ne pensent qu’à leurs profits, quitte à ce que les consommateurs y laissent leurs santés, ces mêmes consommateurs qui vont vers des produits attrayants « esthétiquement ». Il est donc plus que nécessaire de changer les habitudes alimentaires pour le bien de votre santé, sans parler de l’impact qu’ont les cultures intensives sur l’environnement (pensez à votre descendance).

  6. guillaume2 dit :

    @lcep : si si, des etudes montrent que le bio apporte des elements en plus (cf http://www.mdrgf.org/news/news050809_bienfaits_bio.html, qui reprend la derniere etude qui semblait dire que le bio n’apporte rien, alors qu’en fait si)
    de plus le le bio apporte des choses en plus (nutriments + saveur), mais aussi en moins : les pesticides ! et ca les etudes le disent peu (ou alors on lance des proces a leur encontre, cf etude sur le vin ou les raisins)
    et comme vous le faites bien remarquer : il y a peut-etre un pb concernant la tracabilite malgache (et encore, a verifier). alors autant que le bio consomme en france soit produit en france, et que les malgaches puissent produire pour eux, pour leur alimentation (plutot que de la pousser a produire du coton ou de l’huile de palme ou je ne sais quoi, consomme a plusieurs milliers de km de la !).
    plantons donc du bio en france, plutot que des F1 !

    et rien de tel qu’un vrai produit fermier bio achete directement au producteur ;o)
    je ne sais pas ou vous prenez votre bio, mais les poulets bio que je trouve sont excellents, bien au-dessus de n’importe quel poulet, meme labellise. certes, on peut aussi trouver des poulets fermiers, non bio, excellents ; mais souvent le producteur a adopte un elevage pas si eloigne du bio (mais sans la certification)

  7. Gilles dit :

    @la coupe est pleine.
    Je comprends certains de vos arguments anti-bio, notamment le problème de l’industrialisation du bio et la provenance très lointaine de certains produits.

    Mais ce sont des problèmes globaux qui dépassent le bio. Et on est tous d’accord pour dire qu’acheter des poulets à madagascar c’est con, alors qu’à 50km de chez moi on produit des bons poulets fermiers.

    En tant que consommateur, je fais comment si je veux choisir un poulet qui court avec ses pattes, qui mange relativement sainement, qui n’est pas contaminé dès sa naissance par des phytosanitaires, je me rattache à des labels (ben oui je ne peux pas visiter chaque exploitation).

    Le bio me garanti ça, les labels fermiers et les AOC aussi, mais un peu moins bien.

    On se rattache au bio, parceque le cahier des charges semble plus stricte. et puis, le lait par exemple, un label rouge? une AOC? non connait pas. Alors je prends du bio.

    Alors on pourrait dire plutôt dans nos cantines scolaires: 100% (Bio+labels fermiers+AOC). En effet c’est une bonne idée et un bon premier pas vers le manger sain+local.

    Encore faut il que les labels fermier et les AOC nous garantissent le sain. Que pensez vous des cahiers des charges de ces labels, vous devez mieux les connaitre que moi. ça m’intéresse.

  8. La coupe est pleine dit :

    « Que pensez vous des cahiers des charges de ces labels, vous devez mieux les connaitre que moi. ça m’intéresse »

    En fait, sans même entrer dans les cahiers des charges de « labels » et autres filières de qualité. Comme le sous-entends « Guillaume2 » consommer un produit Français produit et transformé en France est à lui seul un gage de qualité !

    Je vois que vous avez comme beaucoup la phobie des produits phytosanitaires. Ce qui est légitime vu le battage médiatique de ces dernières années. Seulement nous avons en France la législation d’emplois de ses produits la PLUS restrictive, aujourd’hui.
    L’agriculture intensive pêche par son image des années 70-80, où il est vrai de nombreux excès se sont produit.
    Mais moi qui suis producteur de maïs je vous assure que les volumes bruts de produits Phytos ont sérieusement réduit. De plus la toxicité des produits a sérieusement baissée, le plus toxique des produits employés par mon père (gramoxone, lindane) était 100 FOIS plus toxique que le plus dangereux de mes produits actuels.
    De plus il y a maintenant du matériel de pulvérisation bien plus performant pour les appliquer et donc pour réduire les doses employées.
    De plus la législation demande, des efforts sur les zones tampon de non traitement le long des fossés et cours d’eau (et on n’a pas fini de découvrir les surprises des mesures à venir).
    Si l’on considère les résidus de produits phytos (LMR) constatés sur les produits FRANCO-FRANÇAIS, ils sont généralement très en dessous des limites fixés par la loi !

    Mais là s’arrête le spot de publicité idyllique.
    Parce que ce qui est vrai pour les industriels du BIO l’a été bien avant pour l’agriculture intensive. Les Industries Agro-Alimentaires, ont trop souvent recours à l’importation de produits disons « exotiques » bien loin de respecter nos exigences nationales, tant au niveau sanitaire qu’écologique.
    Des importations qui ont pour but soit de faire baisser le prix final du produit, soit de mettre la pression sur les prix d’achat des matières premières en France ! Quand ce n’est pas l’état lui-même qui impose le produit importé sur les besoins de quelques tractations géopolitiques !
    De plus il y a aussi la population vieillissante des agriculteurs qui n’aide pas beaucoup à la généralisation des nouvelles techniques. Il reste encore quelques un de mes collègues qui ont la mauvaise habitude de traiter au débroussaillant les haies qui bordent leurs parcelles !

    Pour ce qui est de la production BIO elle-même, je pense que la filière manque de transparence elle aussi.
    Il faut penser que si tout était dit, ce serait la mort assurée d’ECOCERT !
    Lorsque je vois des éleveurs BIO se faire clairement ARNAQUER par des margoulins qui leur vendent du Triticale certifié BIO à 400 €.T ! Mais qu’en plus le produit est loin d’être « propre », même pour ce prix !
    A ce prix-la on trouve :
    - 3 % de graines de gaillet (une mauvaise herbe très envahissante)
    - 11% de résidus végétaux de toute sortes (la norme demande 5% maxi d’impuretés totales, ici on est à 14%)
    - un Poids Spécifique de 30 Kg.hl (la norme est plus sur les 50 Kg.hl ce qui donne une TRÈS faible valeur nutritive)
    Comment peut-on croire que les animaux auront une croissance normale dans ces conditions ?
    C’est ce qui donne des poulets chétifs à sur maturité ! Des vaches assez diététiques !
    De plus sans parler de ce genre d’arnaques très communes. Le BIO ne peut produire du blé panifiable sans passer par un apport gigantesque de fumier ou compost, qui serait illégal en production intensive. Mais encore faut-il que la pression en maladie soit faible pour arriver correctement au bout du cycle du blé.
    Sachez aussi que si le BIO ne dépense pas de traitements Phytosanitaires, il compense par : du travail du sol, du travail du sol, du travail du sol, du travail du sol.
    Ce qui :
    1° dépense du gazoil
    2° dégrade très rapidement la matière organique

    Un producteur de soja BIO que je connais fait 15 PASSAGES de bineuse pour le désherber ! Et encore le résultat n’est pas toujours au rendez-vous ! (Contre Deux applications de Glyphosate sur du soja RR)

    TERREA une coopérative Française se lance dans le stockage des céréales BIO. Pour ce faire elle a investi dans des colonnes de climatisation pour conserver ces volumes !
    Vous imaginez le coût énergétique pour refroidir 2000 Tonnes, au mois de Juillet ?

    De plus l’abandon des traitements de synthèse voit le retour cette année de l’ergot du seigle sur le blé ! Un champignon mortel même après cuisson du pain ! Le mycotoxines ne sont pas les seules menaces qui reviendront avec la généralisation du BIO.
    « @lcep : si si, des etudes montrent que le bio apporte des elements en plus… »
    Je suis d’accord :
    - Plus de carbone
    - Plus Cher
    - Plus de problèmes sanitaires

    Mais si en plus on colle au BIO la phénoménale réduction de volume de production qui en incombe ! La généralisation de ce mode de production ouvre la porte au schéma suivant :
    - Le BIO national pour les 10% de riches qui peuvent se le payer
    - Les autres feront avec ce qu’ils pourront se payer sur les produits importés
    - La population agricole sera un peu plus restreinte et la campagne un peu plus désertée.

    Vouloir généraliser le BIO de « Force » est une façon d’embrayer le pas sur la DÉCROISSANCE !

    Pourquoi subitement le troupeau ne veut-il plus avancer sur la route ? Les « prêts à penser » lui ont fait croire que le mieux était de rebrousser chemin ! En plus nos peoples (heu politiques) sont convaincus eux aussi par la nouvelle mode !
    Il ne faut plus continuer à chercher une solution d’avenir, il faut réduire la voilure et repartir !

    Bientôt les fumeurs vont réclamer des tabacs BIOS, ils seront plus terrorisés par les résidus de phytos que par la combustion des alcaloïdes.

    Des solutions d’avenir nous n’en manquons pas pourtant :
    - le semis direct
    - les TCS
    - l’agriculture de conservation

    En fait ce qui manque à l’homme moderne occidental c’est du raisonnement et de la MODÉRATION !
    On peut employer de la chimie mais il faut savoir être raisonnable !

  9. Gilles dit :

    @ la coupe est pleine.
    Merci pour cette longue réponse.

    Une première chose, je ne partage pas du tout votre avis sur la dangerosité des phytosanitaires.
    Mon métier (géologue, spécialisé dans la gestion des pollutions), me montre tout les jours que les phyto sont non seulement toujours toxiques (danger étudié pour l’individu vivant) , mais aussi écotoxyques (la différence, c’est qu’on parle là d’écotoxycologie, c’est à dire d’impact sur les écosystèmes complets, pas seulement sur un individu). Les effets sur les équilibres dynamiques des écosystèmes, les dominances, les espèces clés de voutes….
    Et les effets combinés des cocktails de micro-polluants, qui en parle?
    Les limites fixés par la loi sont elles pertinentes face à cela? Pas convaincu du tout.

    Et pour les OGM, c’est aussi un problème d’écotoxicité. on nous parle de toxicité, c’est super, mais quel recule a t on vraiment sur les écosystèmes complets?

    Je reste convaincu que vous devriez lire le livre « introduction à l’écotoxycologie » de F.Ramade. Cet ouvrage globalise la vision des problèmes de pollution, et c’est très pertinent.

    Je suis convaincu que l’agriculture devient un métier très hautement spécialisé, et qu’il serait très important que les agriculteurs soient bien formés à certaines sciences (écologie, géologie, hydrogéologie, chimie, écotoxicologie). Les anciens agriculteurs ne sont pas formés, ok, mais les jeunes, sont ils seulement formés?
    C’est quand même une activité potentiellement polluante qui s’insère directement dans la biosphère. Tout dérapage se répercute immédiatement sur cette biosphère dont nous faisons partie. pas de barrières, contrairement à ce qu’essai de nous faire croire monsanto avec ses distances de sécurité bidons.

    Dire que la situation actuelle en france est satisfaisante sur les phytos n’est pas raisonnable. On est parmi les plus gros consommateurs de ces produits. Allez dire cela aux bretons avec le plages vertes (un exemple parmi tant d’autres).

    Les phytos, on en retrouve dans toute l’écosphère, jusqu’aux écosystèmes les plus reculés. Ce n’est pas acceptable.

    Petite remarque pour la climatisation des conservateurs de graines. Si ils construisent des stockages bioclimatiques, pourquoi pas, cela ne signifira pas beaucoup de climatisation et de GES. Si ils utilisent des stockages conventionnels avec des clims surpuissantes, en effet c’est une hérésie.

    Pour les surplus de consommation de gazoil par les agriculteurs bio, a t on comparé avec les volumes de pétrole et dérivés utilisé pour créer les phytos, pour les transporter, construire et entretenir des installations classés de fabrication et de stockages et les risques technologiques qui découlent de cette filière agro-chimique?

    Je suis d’accord pour dire que le tout bio, comme le tout intensif, et le tout nucléaire ne sont jamais des solutions.

    On a toujours voulu apporter une solution unique à des problèmes variés et complexes. une démarche pragmatique est à rechercher. Du bio, de l’agriculture traditionnelle oui mais plus « raisonnable » qu’aujourd’hui (TCS c’est intéressant).

    Je suis d’accord avec vous sur l’idée de MODERATION.

    La chimie à dose homéopatique pourquoi pas. mais on est plutôt dans la phrénésie des doses de cheval (même si on limite un peu depuis les années 70, on a énormément du chemin à faire). Monsanto, syngeta, bayer… veullentt vendre toujours plus de phytos et pour l’instant ça roule plus que bien pour eux.

  10. La coupe est pleine dit :

    « La chimie à dose homéopathique pourquoi pas. Mais on est plutôt dans la frénésie des doses de cheval (même si on limite un peu depuis les années 70, on a énormément du chemin à faire). »

    Je ne pense pas du tout que l’on soit sur des « doses de cheval », aujourd’hui on s’approche plus de l’homéopathie, en grandes cultures du moins.
    Si l’on considère le désherbage de maïs, il y a 15 ans on appliquait :
    - 5 kg.ha d’atrazine + un autre antigerminatif (disons un boréal 1 Kg.ha)
    - puis plus tard un rattrapage Mikado 1,5 L + Milagro 0,8 L en une ou deux applications

    Aujourd’hui le maïs se désherbe différemment :
    Pour ma part mon planning est assez différent :
    - 0,87 L.ha de glyphosate + anti germinatif (Dual Gold 0,4 L.ha ou émeraude 40 gr.ha)
    - Puis un rattrapage soit Callisto 0,6 L.ha
    - Une année sur Trois Un Stratos 2 L.ha
    Donc moins de « volumes » et des produits moins toxiques (sans trop entre dans le détail).
    Peut-être que l’an prochain un des traitements de rattrapage sera remplacé par un binage, mais il faut encore que les tests soient confirmés.
    L’idée est d’implanter une espèce différente du maïs dans l’inter rang après développement de la culture. Ce qui après la récolte offre une couverture du sol immédiate pour passer l’hiver. L’intérêt est de piéger les pertes d’éléments fertilisants à cette période (lessivage). Mais aussi de créer une concurrence aux adventices (mauvaises herbes).
    Ce genre de technique qui peut paraître assez complexe pour un œil extérieur, c’est ce que l’on appelle l’agriculture de conservation (http://www.agriculture-de-conservation.com/)
    En gros on limite au maximum le travail du sol pour préserver la microfaune de surface afin de mieux utiliser l’auto fertilité du sol.
    De plus les couverts permettant un moindre salissement du fait du faible mouvement de terre lors des opérations.

    Pour la fertilisation on connaît la même évolution :
    Il y a 20 ans j’appliquai 150 kg.ha de 18-46 à côté du rang de semis.
    Aujourd’hui je mets un engrais liquide (14-48) à 52L.ha sur la graine pour la même efficacité !
    Le couvert hivernal m’a permis de réduire de 50 Kg.ha la dose d’azote employée.

    « Les phytos, on en retrouve dans toute l’écosphère, jusqu’aux écosystèmes les plus reculés. Ce n’est pas acceptable. »

    Pour ce qui est de la dynamique biologique du sol, je pense que le labour est à proscrire dans bien des cas. J’ai cessé cette pratique depuis 1992 et j’ai même vendu ma charrue. Depuis que je suis en semis-direct, je constate de plus en plus de vers de terre et de carabes très utiles à la vie du sol. L’arrêt de l’emploi des carbamates n’est pas étranger au phénomène non plus.
    En fait il semblerait que l’activité biologique naturelle du soit n’est pas autant affectée par l’emplois de chimie que par le travail profond du sol !
    Maintenant, oui je comprends que l’on ne sait pas grand-chose sur le devenir à long terme des phytos dans l’écosystème, ni sur les « cocktails ». Mais il n’y a pas de miracle sans aucune chimie je ne fais RIEN !

    « Dire que la situation actuelle en France est satisfaisante sur les phytos n’est pas raisonnable. On est parmi les plus gros consommateurs de ces produits. Allez dire cela aux bretons avec les plages vertes (un exemple parmi tant d’autres). »

    Il ne faut pas tout mélanger les marées vertes n’incombent pas aux phytos, mais à la FERTILISATION excessive, sur des sols peu profonds et très filtrants ! En fait la Bretagne combine tous les facteurs de ce phénomène : le sol, les concentrations d’élevages, des ruissellements de surface fréquents.
    Tout pour l’eutrophisation des eaux de surface !

    Pour ce qui est de la climatisation dans les silos. Oui on peut espérer une conservation d’énergie du fait de l’inertie de la masse. Mais il ne faut pas oublier que le blé se récolte en été à une température de 25 C° (ou plus) et que la conservation exige +7C° seulement pour avoir un non-prolifération des insectes dans le silos. Tuer les insectes demande des températures négatives sur plus de 15 heures selon l’espèce ! Je ne connais pas dans le détail le projet de TERREA, mais tels sont les facteurs du problème !

    « On a toujours voulu apporter une solution unique à des problèmes variés et complexes. Une démarche pragmatique est à rechercher. Du bio, de l’agriculture traditionnelle oui mais plus “raisonnable” qu’aujourd’hui (TCS c’est intéressant). »

    Je suis bien content de voir que l’on se rejoint sur ce point !

    Pour ce qui est des OGM. Je pense que le battage médiatique fait autour d’eux aura apporté une quantité d’études diverses et variées, inconnue jusqu’ici pour des produits agricoles !
    Ce qui est sûr c’est qu’il faudrait « apprendre » à se servir de cette technologie. Du moins intelligemment. Mettre n place des semences Bt dans des zones peu infestées par les foreurs habituellement n’est pas une bonne chose.
    Maintenant je connais des Américains qui du fait du maïs résistant au Roundup combiné à un travail superficiel du sol arrivent à des désherbages de 1,5 L de glyphosate (en 2 applis) et un passage mécanique ! Soit une grosse économie de phytos !
    RAGT va d’ici 2 ans lancer en Argentine, son maïs « résistant à la sécheresse » (20% de besoins hydriques en moins).
    Je vous accorde qu’on ne sait pas tout des répercutions des OGM, à long terme. Mais il est clair que l’on a les moyens de réduire le recours à la chimie de ce fait !

    Vous avez raison de souligner qu’il n’existe jamais UNE seule recette à chaque problème. Le tout est de pouvoir peser le Pour et le Contre !
    Mais il faudrait que la population ne soit pas embrigadé par les « prêt à penser » de la TV. Il est bien plus facile de faire de Monsanto un Super méchant comme dans James Bond, plutôt que de chercher des solutions au problème.
    Je me rends compte que j’ai encore fais très long !

  11. GFP dit :

    La Coupe Est Pleine: Vous avez fait très long mais c’est un plaisir de vous lire. Peut-être arriverez-vous à faire comprendre à certains sur ce blog que nous ne vivons pas dans un monde binaire avec les méchants d’un côté et les gentils de l’autre.
    En faisant preuve de pédagogie comme vous le faites il y a peut-être de l’espoir.

  12. richard dit :

    Aux pro O.G.M.
    Pourquoi avez-vous peur du BIO ?
    A quoi est dû ce traumatisme ?
    Avez-vous peur de voir disparaître votre métier et votre savoir-faire ?
    En effet, si nous nous positionnons à nouveau sur la  » culture sans chimie « , celle qui fonctionnait très bien voici 2 générations, le métier de technicien exploitant pourrait disparaître.
    Par contre, pourrait  » renaître  » celui d’agriculteur.
    Agriculteur, quel métier merveilleux quand il est considéré avec  » humilité  » : savoir cultiver pour nourrir sainement et sans risque, en utilisant toutes les ressources naturelles à sa disposition.
    Se mettre en contrainte de produire mieux, voire moins, pour le bien-être et la santé des citoyens.
    Produire BON et non BEAU, SAIN et non DOUTEUX, ECONOME et non GASPILLEUR en énergie ou en eau.
    A chacun son métier, celui de chimiste peut en effet aboutir à nourrir les hommes avec des PILULES.
    L’être humain a toujours été intimement lié à la NATURE, par son besoin en nourriture.
    Devons-nous choisir les meilleurs serviteurs de la NATURE que sont les agriculteurs, pour nous proposer des produits « NATURELS  » ou les meilleurs serviteurs de la CHIMIE, pour nous proposer des produits SYNTHETIQUES ?
    L’étape intermédiaire que nous subissons aujourd’hui, est celle des produits modifiés, afin de DOMINER la NATURE.
    La prochaine étape, pourrait bien être celle du REJET de la NATURE et l’acceptation de la nourriture SYNTHETIQUE.
    Qui sommes-nous pour nous permettre de prendre cette décision au nom de TOUS ?

  13. La coupe est pleine dit :

    Tiens RICHARD le commercial de « Nature » !

    « En effet, si nous nous positionnons à nouveau sur la ” culture sans chimie “, celle qui fonctionnait très bien voici 2 générations, »

    Je ne voudrais pas te vexer mais tu te souviens de la popualtion de la France en 1950 ?
    (seulement 41 647 000, contre presque 70Millions aujourd’hui)
    Tu te souviens de la proportion agricole alors ?
    (5,5 Millions et bientot 200 000 dans 5 ans)
    En plus maintenant on perd 400 000 hectares agricoles tous les 4 ans !

    Comme le disait Cabrel « C’était mieux avant ! »
    Mais il faudra vous y faire : AVANT c’était hier et on ne peut rien faire contre la venue de DEMAIN !

  14. richard dit :

    @ L.C.P.E.
    Pourquoi avez-vous peur du BIO ?
    Ou pourquoi avez-vous peur du BIO ?
    Et pourquoi avez-vous peur du BIO ?
    Réponse souhaitée pour le plus grand intérêt de TOUS

  15. richard dit :

    @ L.C.P.E.
    A mon époque, les bovins mangeaient de l’herbe et des fourragères en ensilage, l’hiver.
    Aujourd’hui il consomment du MAIS.
    Ce ne sont pas les HUMAINS, mais les BOVINS qui ont un très gros besoin en CEREALES.
    Excusez-moi, mais à mon HUMBLE avis, vous avez TOUT FAUX.

  16. Gilles dit :

    @ la coupe est pleine.
    Merci pour votre longue réponse. très instructif, j’ai appris des choses.

    Pour les doses de phyto, en effet, vous nous démontrez que par rapport à avant, c’est significativement moins. mais pour moi cela reste non négligeable les quantités utilisé. je pense qu’on devrait aller encore plus loin. après le 100% sans chimie est peut etre une utopie, mais essayons de s’en rapprocher, ça ne fera que du bien à l’homme et à l’écopshère.

    Pour l’agriculture de conservation, c’est une très bonne voie qui fait appel au bon sens et à la modération. une approche plus intelligente de l’agriculture, un peu plus orienté vers la connaissance et la valorisation de ce que fait la nature. je vais parcourir votre lien, pour mieux connaitre tout ça.

    Maintenant, dire que la provenance française est déjà un très bon gage de qualité. Bof.
    pas convaincu du tout.

    Pour les marées vertes, j’ai fait un racourci en parlant de phyto, j’incluais la fertilisation à outrance là dedans. Et en effet, l’elevage intensif et ses effluents y est pour beaucoup aussi. Ça me confirme que l’agriculture intensive oppresse notre environnement, et ne donne pas des qualités satisfaisantes pour le consommateur (le porc ou le poulet intensif, désolé, mais c’est catastrophique).

    En fait, pourquoi faire de l’intensif? je vous pose la question. pourquoi pas une agriculture un peu moins productiviste, mais un peu plus saine et de qualité.

  17. richard dit :

    @ L.C.P.E.

    Vous êtes probablement un bon professionnel de la culture céréalière O.G.M. et avec plus de compétences en O.G.M., qu’en  » céréales « .
    Néanmoins, je vais vous livrer quelques réflexions personnelles.
    Bien sûr, il est préférable, au pire, de nourrir les bovins avec des O.G.M., plutôt qu’avec des  » farines animales « .

    Par contre, , cela est tout à fait irrationnel et dément. Impossible de faire confiance en ceux qui ont été capables de commettre de tels actes.
    D’ailleurs, qu’en est-il sur le plan judiciaire ?

    De plus, nous vivons depuis toujours avec des fous et notre devoir est de nous en éloigner.
    A titre d’exemple, ma famille a beaucoup donnée aux fous. Mon grand-père paternel est mort des suites de la guerre de 14/18. Il a en effet respiré le fameux  » gaz moutarde « ,.
    Certains meurent, d’autres vivent, en toute impunité.
    Aujourd’hui, nous sommes en guerre : une guerre industrielle.
    Il faut vendre à tout prix des produits, même dangereux, la seule motivation étant le PROFIT.

    Désolé, mais à nouveau, il faut faire preuve de BON SENS et s’éloigner de ces fous, ainsi que des mercenaires qui sont à leur service.
    Dans mon esprit, les O.G.M., présentent autant de danger que le  » gaz moutarde  » et n’ont aucunes raisons d’être

  18. GFP dit :

    Voyez-vous Richard, il est impossible de discuter avec quelqu’un qui pense que les OGM présentent autant de danger que le gaz moutarde. Le raisonnable ne peut plus avoir de place dans la discussion, vous êtes bien au delà de la simple idéologie.

  19. richard dit :

    @ G.F.P.

    Bien d’accord avec vous.
    Il est à présent quasiment impossible de déterminer les limites de ce qui a été  » modifié « , naturellement , de ce qui a été modifié technologiquement.
    Il est évidemment très tard pour réagir en Europe, alors que les pays de l’Ouest ont tout laissé faire depuis le début.

    J’ai pris volontairement l’exemple du  » gaz moutarde « , parce qu’il a tué des gens longtemps après qu’ils l’aient respiré.
    Les O.G.M., pourraient tuer des gens, longtemps après qu’ils les aient absorbés.

  20. La coupe est pleine dit :

    « RICHARD »
    Me demande : « Pourqoui j’ai peur du BIO ? »
    Mon pauvre ami je ne peux plus rien te donner de plus que ce que j’ai fais durant ces derniers mois !
    Reprends les posts précédents si tu arrive à les lire tu remarquera que je t’ai répondu dans tous les sens et recoins du problème !
    Petit résumé :
    - Le BIO ne peut subvenir à nos sociétés actuelles
    - Faire miroiter le contraire à la population comme tu le fais est CRIMINEL !
    - Je ne pense pas que le 100% BIO soit une solution d’avenir.
    - Je refuse d’accepter la mouvance politique actuelle, qui m’encercle de plus en plus. J’ai bien compris quel est le but non avoué de nos politiques : laisser vivre les agriculteurs seulement s’ils feront du BIO !
    - Forcer le destin n’est jamais synonyme de réussite. Imposer le BIO à 100% pourrait bien faire exploser notre société !

    Pour moi agriculteur vendre une céréale à moins de 50Kg.hl n’est pas un commerce honnête !

    Tu cherches à t’éloigner des fous ?
    Commence par abandonner tes utopies de « Fin du monde » et de « Révolution sinon rien » !

    Tu reve de ton passé nostalgique ? Soit qu’a cela ne tienne tu peux vivre comme bon te plaira, pourquoi chercher à imposer ton idéologie ?

  21. La coupe est pleine dit :

    Sire RICHARD a dit :
    « Vous êtes probablement un bon professionnel de la culture céréalière O.G.M. et avec plus de compétences en O.G.M., qu’en ” céréales “. »

    C’est ton avis, maintenant tu peux me dire quel est ton domaine de prédilection ?
    Les prophéties apocalyptiques ?
    Ou la manipulation de masse pour asservir ton ego ?
    La préparation des révolutions populaires ?

    Si je ne connais pas la culture des céréales, fais moi une petite démonstration des capacités agronomiques qui te permettent d’en juger …….

  22. La coupe est pleine dit :

    @GILLES

    « En fait, pourquoi faire de l’intensif? Je vous pose la question. Pourquoi pas une agriculture un peu moins productiviste, mais un peu plus saine et de qualité »

    Il se trouve que désormais la population humaine s’urbanise de plus en plus, les DEUX TIERS des humains vivent en ville !
    La perte de surperficie agricole qui en découle est incroyable : 400 000 ha tous les 4 ans en France seulement !
    De plus avec une population très urbaine, il faut donc assurer une production agricole de plus en plus intense.

    D’autre part les exploitations agricoles Françaises sont de taille TRÈS modestes comparées aux autres pays agricoles. Et plus on est petit moins on a le droit à l’erreur. L’erreur en agriculture c’est la mauvaise récolte, jusqu’ici on ne savait « assurer » le rendement que par une augmentation de fertilisants puis de produit phytos. Même si la tendance change rapidement chez les agriculteurs « innovants » tous n’ont pas la possibilité financière de se lancer dans des expérimentations risquées et donc coûteuses comme on peut le voir en semis direct ou autre.

    Le problème c’est que l’agriculture occidentale est en concurrence directe avec des pays dont le niveau de vie est très inférieur au notre. Les subventions de la PAC sont là pour maintenir des prix agricoles artificiellement TRÈS BAS. C’est un peu comme si on imposait le salaire moyen Chinois aux Français, mais qu’en plus les contraintes de financement de couvertures sociales restent les mêmes qu’actuellement.

    Il n’y a donc pas trop d’espace financier pour la fantaisie, tout doit « porter » le rendement sinon ….. C’est la fin de l’entreprise !

    Mais quoi que l’on dise la législation Française d’application des Produits Phytos reste l’une de plus dures au Monde !

    On importe des produits agricoles du Brésil, pays qui ce printemps à racheté le stock de produits de traitements INTERDIT en Chine ! Pour être moins regardant que les Chinois il faut sérieusement abaisser la barre !
    Donc quoi que l’on dise l’origine France reste un gage de respect de l’environnement.

    Même si il est vrai que l’on a encore du chemin à parcourir avant que tout le monde dans l’agriculture soit à cheval sur le respect de notre législation. Mais il faudrait faire appliquer correctement la législation actuelle avant d’en ajouter de nouvelles !

  23. Gilles dit :

    « Mais il faudrait faire appliquer correctement la législation actuelle avant d’en ajouter de nouvelles ! » dit la coupe est pleine

    complétement d’accord!

    mais les OGM, c’est un problème nouveau, il faut les encadrer par la législation, sinon c’est la porte ouverte à toutes les fenetres.

  24. richard dit :

    @ L.C.P.E.

    Mon idéologie, piste à explorer.
    Il est indispensable, à présent, d’organiser un référendum, afin de vérifier si ce que vous affirmez, convient et est une  » vérité « , pour TOUS. Vous aussi, vous êtes en train de soutenir l’idée que la solution O.G.M., est la  » moins pire « , des solutions.
    Ceci est un aveu d’impuissance ( voir les commentaires sur le forum du nucléaire ).

    Une dernière précision pour que les choses soient claires : oui, il faut faire un demi-tour et revenir sur nos pas, mais seulement jusqu’à l’endroit où les  » apprentis sorciers « , ont commencé à modifier  » technologiquement le  » vivant  » ( sans notre consentement )
    De plus, oui le BIO à 100% est la seule solution et sachez que ce n’est pas ce BIO qui fera exploser notre société, comme vous l’affirmez, mais plutôt le fait que les technocrates soient persuadés que nulle autres solutions que les leurs, sont envisageables. L’entêtement devient vraiment INTOLERABLE.
    Reconnaître ses erreurs est le début de la sagesse.

    Un autre rappel : l’industrie agro-alimentaire qui représente un chiffre d’affaires européen 3 FOIS plus important que celui de l’agriculture, donne du travail à 3 FOIS moins de personnes.
    Par contre, sur le plan de la  » gestion politique « , par le biais des T.V.A. prélevées, l’industrie agro-alimentaire, est une activité très  » juteuse « , pour les états qui en tirent donc des  » revenus  » supérieurs.
    Ceci pourrait expliquer les choix politiques mais en aucune manière, valider les choix de société.

    Les choix de société appartiennent à TOUS LES CITOYENS, qui la compose.

  25. zeppe dit :

    Au lieu de tourner autour du pot et de laisser certains (qui, pour être soit-disant agriculteurs passent tout de même un temps considérable sur ce site au lieu de s’occuper de leur champs : cf: lcep…) il faut aussi parler d’un problème sur les OGM qui n’est pas souvent évoqué et qui est d’un importance capitale. Voulez-vous voir demain la nourriture de la planète gérée par 2 ou 3 multinationnales (comme Monsanto…) seules capables d’investir des milliards dans la recherche, la production et la commercialiisation de ces produits rendant ainsi esclave tous les pays des ces firmes ?
    Trop dangereux : les OGM, la majorité des Français n’en veulent pas et il faut les respecter.

  26. La coupe est pleine dit :

    Intéressant ton argument ZEPPE !
    « Voulez-vous voir demain la nourriture de la planète gérée par 2 ou 3 multinationales (comme Monsanto…)  »

    Il fallait en parler aux hordes de « faucheurs volontaires » qui ont DÉTRUIT des stations de recherches et qui ont fini par bouter hors Europe la recherche en Biotechnologie !

    Alors autre question :
    Voulez-vous demain voir 90% de notre alimentation importée de pays exotiques totalement asservis à la production de nos besoins agricoles ?

  27. richard dit :

    Bonjour.
    Voici une proposition de questionnement, pour un REFERENDUM indispensable dans un pays qui, a priori, se dit DEMOCRATIQUE, concernant les O.G.M. :

    1 – Considérez-vous que consommer des organismes génétiquement modifiés, ne présente aucun danger pour votre descendance ?

    1 – Acceptez-vous de consommer aveuglément n’importe quoi, du type  » croquettes « , pourvu que le goût soit très agréable ?

    3 – Acceptez-vous de ne plus avoir accès aux semences qui nous ont été léguées gratuitement par nos ascendants et, de ce fait, de payer un droit, sur celles qui ont été modifiées génétiquement ?

    Il est indispensable de répondre aux 3 questions et d’obtenir 3 OUI, pour valider le choix O.G.M.

  28. zeppe dit :

    @lcep

    à propos de ton  » autre question :
    Voulez-vous demain voir 90% de notre alimentation importée de pays exotiques totalement asservis à la production de nos besoins agricoles ? »

    dans un pays comme la france qui compte une si grande surface agricole et avec le combat que nous menons contre les OGM et la promotion du Bio (qui est beaucoup plus demaandé par les consommateurs que les OGM), je ne crains pas ce type de menace ridicule.

  29. La coupe est pleine dit :

    ZEPPE
    « je ne crains pas ce type de menace ridicule. »

    C’est bien là le problème ! Tu me reproche de ne pas produire assez PROPRE pour toi, mais crois-tu que le produits importé de Chine ou du Brésil, des pays qui n’ont AUCUNE législation environnementale soit un produit fiable ?

    La production intensive est en train de mourir à petit feu de ce phénomène, maintenant le BIO commence à voir le même système se mettre en place !

  30. Cyril dit :

    @ La coupe est pleine
    « Le bio commence à voir le même système se mettre en place » car la demande est supérieure à l’offre localement. Et oui, pionniers et premiers du bio nous étions dans les années 80, derniers d’Europe (avec seulement 2% d’agriculteur bio) nous sommes aujourd’hui !!!
    A qui la faute ? Qui a continué à pousser l’intensif et à négliger, voir à bloquer les producteurs bios ? La PAC ? L’industrie agro-chimiques des pacquages semences-engrais-pesticides ? L’état ? La puissante FNSEA ? Quelle mystère (ironique) ?

  31. fayoum dit :

    Contentons nous de moins, surtout de moins de viande. Acheter moins mais biologique.

Donnez votre avis

Merci de rester courtois, toute insulte sera sanctionnée par :
- le blocage du "posteur"
- l'effacement des commentaires incriminés
Voir nos conditions d'utilisation

Ce nom sera affiché sur le site, visible de tous et donc indexable par les sites de recherche type Google. Veuillez utiliser un pseudonyme si vous ne voulez pas que votre identité soit visible et se retrouve sur d'autres sites [obligatoire]

Elle ne sert qu'à des fins d'administration et ne sera pas publiée sur le site [obligatoire]

Votre commentaire
Pour lutter contre le spam publicitaire, de nombreux mots sont interdits dans les commentaires et sont automatiquement rejetés ou mis en fil d'attente de modération. Cette méthode automatique peut avoir des effets de bord indésirables, par exemple le mot "spécialiste" et ses dérivés mettront votre commentaire en attente. De plus, nous n'acceptons que 3 adresses web au maximum dans les commentaires.
Si votre commentaire est bloqué, un message vous l'annoncera. Merci de patienter pour que celui-ci soit mis en ligne.


Voir nos conditions d'utilisation