OGM | le 12 mars 2010

Grande première en Inde : Monsanto avoue l’échec de son coton Bt

cotonogm

Samedi dernier, le géant des semences OGM Monsanto annonçait une nouvelle fracassante : les insectes contre lesquels était censé lutter son coton Bt ont développé des résistances à l’insecticide secrété par cette plante génétiquement modifiée. De ce fait, les centaines de milliers d’agriculteurs, petits paysans qui ont depuis plusieurs années adopté cette variété de coton sont désormais contraints d’utiliser une quantité grandissante de pesticide. Greenpeace avait depuis longtemps annoncé les risques de résistance que pouvaient développer les insectes ciblés. Et ce, pas uniquement pour ce coton mais aussi pour de nombreuses variétés d’OGM comme par exemple le maïs MON 810.

La nouvelle a été relayé dans un article du journal indien « The Hindu » .

Cette découverte est issue d’une étude de terrain menée sur les cultures de coton Bt dans l’état du Gujarat (à l’ouest de l’Inde) révélant que ces cultures ne résistaient plus aux attaques du papillon ravageur contre lequel le coton Bt avait été initialement conçu.

Monsanto soutenait jusqu’alors qu’ « il n y avait jamais eu de cas avéré de baisse des rendements de cultures de coton ou de céréales Bt attribuable à la résistance d’un insecte ». C’est chose faite.

Mais les soucis du coton Bt ne s’arrêtent pas là. Il y a quelques semaines, un scientifique plutôt pro OGM de l’Institut Central de recherche sur le coton de Nagpur, le Dr Kranthi, déclarait que le coton Bt avait contribué à l’augmentation de l’utilisation de dangereux pesticides et que d’autres insectes détruisaient maintenant lescultures. On peut imaginer sans mal la situation désespérante dans laquelle sont plongés les agriculteurs, forcés après avoir adopté le coton BT de s’endetter pour utiliser encore plus de pesticides.

Mais Monsanto a une solution ! Suite à cet aveu d’échec, ils sont allés jusqu’à conseiller aux agriculteurs concernés d’utiliser leur tout nouveau produit nommé Bollguard 2, qui permettrait de retarder l’apparition de la résistance des insectes. Comme quoi la firme américaine a toujours une longueur d’avance, pour fournir des solutions toujours plus onéreuses à ses clients.

Après le récent moratoire indien sur l’aubergine Bt, il semble que les performances mirifiques de cette technologie soit quelque peu remises en cause.

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OGM | le 10 mars 2010

Moratoire de 3 ans sur les OGM : la Suisse en avance sur le reste de l’Europe

Ce lundi 8 mars, en fin de journée, le parlement suisse a prolongé de 3 ans le moratoire sur les cultures et commercialisation en plein champ d’OGM sur le territoire suisse. Ce moratoire avait été pour la première fois mis en place en 2005 pour permettre « l’acquisition de connaissances scientifiques encore manquantes ». Pour appuyer la prolongation de ce moratoire, le conseil fédéral suisse a souligné « qu’il n’existe pas de besoin urgent en matière d’OGM dans le domaine alimentaire, ni pour l’agriculture, ni pour les consommateurs ». La Suisse va donc rester totalement libre de toute culture OGM jusqu’au moins en 2013.

Greenpeace se félicite de ce moratoire dont devraient s’inspirer l’Europe et la France
La récente autorisation de la pomme de terre OGM Amflora de BASF par la commission européenne a suscité de très vives réactions des Etats membres de l’Union Européenne. Les gouvernements européens, par la voie de leurs ministres de l’environnement avaient exigé en décembre 2008 de la Commission qu’elle réforme ses procédures d’autorisation des OGM et qu’elle renforce son expertise. Depuis, rien n’a changé. Face aux Etats et aux opinions publiques Européennes, la Commission a choisi le passage en force en autorisant cette pomme de terre OGM -première autorisation depuis 12 ans- dont les impacts sur la santé et l’environnement restent inconnus.
Ce sont particulièrement deux hommes, Manuel Barroso et le Commissaire à la santé et à la consommation Dalli qui ont profité de l’absence de majorité qualifiée au sein de la Commission et de la possibilité d’une procédure écrite « sans débat » pour mettre les Etats membres devant le fait accompli.
De nombreux OGM sont actuellement en attente d’autorisation à la culture en plein champ au niveau européen.
On peut craindre que cette autorisation imposée aux Etats membres ne serve de précédent pour cette Commission décidément très pro-OGM et que de nombreux OGM soient à nouveau imposés sans évaluation satisfaisante.
L’expertise et les connaissances scientifiques sur les impacts des OGM sur la santé et encore plus sur l’environnement ne sont pas plus aboutis en France ou en Europe qu’en Suisse. Les helvètes semblent avoir pris une longueur d’avance en ce qui concerne l’application du « principe de précaution » qui est loin de prévaloir en Europe.

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OGM | le 2 mars 2010

La commission Barroso impose la pomme de terre OGM de BASF

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Dans l’une de ses premières décisions depuis sa prise de fonction, la nouvelle commission Barroso a autorisé la culture et la commercialisation d’un nouvel OGM, pour la première fois depuis 1998. La pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF est enrichie en amidon notamment pour les besoins de l’industrie papetière. Elle contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques. Cet OGM pose un risque inacceptable pour la santé humaine et animale, ainsi que pour l’environnement. Le commissaire à la santé, le maltais Dalli, en charge des questions liées aux OGM, a d’ailleurs dû utiliser une procédure écrite, pour éviter une réunion et un débat des commissaires européens sur le sujet.

Depuis six ans, l’innocuité de cette pomme de terre fait l’objet de controverses scientifiques. Par cette décision, le commissaire Dalli, pourtant chargé de la protection des consommateurs nie tous les débats scientifiques sur les potentiels dangers que représente cette pomme de terre et le fait que l’opinion publique européenne ne veut pas d’OGM.

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OGM | le 24 février 2010

Publication d’un rapport éloquent : le miracle OGM n’a pas eu lieu

C’est hier qu’a été publié le rapport annuel de l’ISAAA (Service International pour l’acquisition d’applications liées aux agro-biotechnologies). Le but et le crédo de cette organisation est de faire la promotion des OGM, de vanter la capacité qu’auraient ces technologies pour résoudre la question de la faim dans le monde et de réduire la pauvreté.
Mais malgré le ton excessivement positif de ce rapport, il est clair que les OGM sont un échec autant dans les champs que sur les marchés internationaux des semences.

Le recul en Europe
Tout d’abord la culture des OGM en plein champ a régressé de 15% en Europe entre 2008 et 2009. Ce recul est très fort en Roumanie, en République Tchèque ou en Slovaquie (une moyenne de 22 à 55% de baisse des terres ensemencées en OGM). Dans le même temps, l’Allemagne et le Luxembourg adoptaient en 2009 une clause de sauvegarde interdisant la culture en plein champ de maïs OGM, rejoignant ainsi la France, la Grèce, l’Autriche et la Hongrie, qui avaient déjà pris une telle mesure.

Au total, les surfaces consacrées à la culture du MON 810, le maïs génétiquement modifié du groupe américain Monsanto, seul OGM autorisé dans l’Union européenne, ont reculé de 11%, passant de 106.737 hectares en 2008 à 94.749 ha en 2009.

Globalement, ce recul est du au refus massif des européens des OGM, hostiles notamment à leur culture en plein champ avec les risques de dissémination et d’effets collatéraux qui y sont associés.
Le prix élevé des semences est également en cause dans cette « dégringolade » des OGM en Europe.

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OGM | le 9 février 2010

L’Inde décide d’un moratoire sur l’aubergine Bt

Ce mardi, le ministère indien de l’environnement, Jairam Ramesh, qui devait décider de l’autorisation de mise en culture d’une aubergine génétiquement modifiée, a décidé d’un moratoire sur cette aubergine Bt mise au point par le semencier Mahyco, partenaire commercial historique de l’américain Monsanto en Inde. L’aubergine Bt aurait été le premier aliment OGM à être mis sur le marché en Inde et ouvrait la porte à des autorisations de riz OGM.

Le Bacillus Thuringiensis, Bt pour les intimes, est une bactérie présente dans le sol et utilisée à grande échelle comme pesticide. En introduisant une partie du code génétique de cette bactérie dans celui d’une aubergine, le fruit produit par Mahyco fabrique lui-même une toxine insecticide qui élimine certains parasites.

L’aubergine Bt avait fait l’objet d’un avis positif du GEAC, comité d’autorisation du génie génétique indien. Mais face à la levée de bouclier de la société civile indienne, le ministère de l’environnement avait différé sa décision concernant cette aubergine OGM. Test et examens scientifiques trop brefs, souvent effectués par la société semencière elle-même, Mahyco, absence d’évaluation à court et moyen terme des impacts sanitaires, etc. tels sont les griefs faits aux conclusions du GEAC pour autoriser l’aubergine Bt.

Le ministère de l’environnement a donc décidé d’un moratoire afin de permettre des études scientifiques supplémentaires pour évaluer « l’impact de l’aubergine sur la santé des consommateurs et sur l’environnement sur le long terme ».

Le ministre a expliqué qu’il lui fallait bien mettre dans la balance « les scientifiques et la société ». Par cette décision, le gouvernement indien remet en cause la pertinence et le sérieux du système d’évaluation scientifique des OGM tel qu’il existe actuellement. Cette décision est d’autant plus importante que l’Inde est un des centres de biodiversité de l’aubergine avec plus de 4 000 espèces.

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OGM | le 8 février 2010

Retour en arrière : l’Etat jugé pour son incompétence à protéger le « sans OGM » des OGM

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Vendredi dernier, l’Etat comparaissait devant le tribunal administratif de Strasbourg, attaqué par le maire vert d’une commune du Haut Rhin, Wattwiller.

En 2005, le sénateur maire de Wattwiller prend un arrêté municipal instaurant un périmètre de 400 mètres dans lequel il est interdit de cultiver des OGM, autour des parcelles de cultures biologiques. A l’époque, les cultures commerciales de maïs OGM, interdites en France depuis 2008, n’étaient pas déclarées. Le maire avait alors demandé au ministère de l’agriculture d’instaurer ces périmètres. Réponse à l’époque : d’abord le silence –qui valait un refus- puis un courrier de refus où le ministère se déclarait incompétent.

Le 27 avril 2006, l’arrêté municipal est annulé par le tribunal administratif de Strasbourg qui estime qu’une telle interdiction relevait “de la compétence exclusive du ministre de l’Agriculture”. Le maire serait autorisé à se “substituer” aux autorités ministérielles en cas de “danger grave et imminent”, or “aucune culture ou projet de cultures issues d’OGM ne sont signalés sur le territoire de la commune”.

Le maire est déclaré « incompétent » pour protéger les cultures Bio de sa commune d’une potentielle contamination OGM tandis que le ministère se déclare lui-même incompétent. En somme personne à l’époque n’est en mesure de protéger des parcelles vulnérables.

C’est cette « incompétence » affichée par le Ministère qui était attaquée ce vendredi par le maire de Wattwiller. Il faudra attendre moins d’un mois avant la décision du tribunal administratif de Strasbourg.

Il s’agira d’une décision provisoirement symbolique, car depuis 2008 et la clause de sauvegarde sur le célèbre MON810, plus aucun OGM n’est autorisé à la culture en plein champ en France.

Mais, ce type de conflits local risque de redevenir d’actualité car de très nombreuses plantes génétiquement modifiés sont en attente d’autorisation, ou de renouvellement d’autorisation pour la culture et la commercialisation au niveau européen, dont le fameux MON810. Face à ces décisions européennes, quelle sera l’attitude du gouvernement français ? Moratoire ? Réactivation de la clause de sauvegarde ou porte grande ouverte aux cultures OGM ?

Est-il possible de faire coexister OGM et sans OGM ou bio avec un « risque zéro » de contamination ?

Autant de questions brulantes qui vont revenir sur le devant de l’actualité dans les semaines à venir…

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OGM | le 2 février 2010

Scandale des portes tournantes, nouveaux commissaires européens : L’UE de plus en plus « pro OGM » ?

C’est un véritable scandale qui agite le petit monde des hauts fonctionnaires européens depuis la révélation, il y a quelques jours, d’un cas de « porte tournante » qui remonte pourtant déjà à 2008. Les « portes tournantes », ce sont ces allers et retours de fonctionnaires européens entre des institutions européennes et le secteur privé. Cette fois, il s’agit de Suzy Renckens, qui fut à la tête de l’unité OGM de l’AESA (Agence Européenne de Sécurité des Aliments) d’avril 2003 à mars 2008 et s’est retrouvée propulsée quelques semaines plus tard à un poste clé de lobbyiste pour la société agro-semencière Syngenta. Sa mission, approcher et convaincre les autorités comme l’Unité OGM dont elle dirigeait la branche scientifique auparavant au sein de l’AESA, du bienfait des OGM.

L’AESA, bien que les nouveaux postes des ex-fonctionnaires européens soient soumis à approbation jusqu’à deux ans après leur démission, a été muette pendant plus d’un an, ne contactant l’intéressée qu’après que l’affaire soit révélée, en décembre dernier.

Cette affaire jette encore un peu plus le doute sur l’AESA et son panel d’experts, soupçonnés d’être ouvertement pro-OGM. Et ce non sans raison : jusqu’à aujourd’hui cette autorité a rendu 100 % d’avis positif sur l’innocuité des plantes OGM soumises à autorisation.

Quand à la nouvelle commission Barroso, elle semble dans la droite lignée de la précédente, prête à autoriser une avalanche de plantes génétiquement modifiées pour l’importation ou la culture. Ainsi lors des classiques auditions par le parlement des futurs commissaires, Monsieur Dalli, commissaire à la santé et à la politique des consommateurs, leader sur la question des OGM, a promis des « décisions rapides » voir accélérées concernant les nombreuses autorisations d’OGM en attente. De son côté, le commissaire à la recherche Monsieur Geoghegan-Quinn a, quant à lui, affirmé qu’il tenterait au maximum de renforcer la compétitivité européenne dans le domaine des biotechnologies afin de contrecarrer la Chine et l’Inde.

La vigilance est donc de mise, d’autant que plus d’une cinquantaine de plantes génétiquement modifiées sont en attentes d’une autorisation européenne.

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OGM | le 28 janvier 2010

Faites vos courses sans OGM avec le nouveau guide en ligne de Greenpeace

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Vous pensez que l’étiquetage des produits de consommations courantes que vous achetez dans votre supermarché vous permet d’éviter les OGM. Faux ! Les OGM se sont infiltrés partout et notamment dans les filières animales. L’alimentation des animaux d’élevage (maïs ou soja par exemple) est, en France, très fréquemment composé de produits OGM importés du continent américain et rien n’est indiqué sur les étiquettes du lait, des œufs, ou de la viande issus de ces animaux. C’est pourquoi, depuis des années, Greenpeace publie régulièrement des « Guides des produits avec ou sans OGM » version papier pour palier le manque de transparence de l’étiquetage français qui ne tient pas compte de l’alimentation animale.

Cette année, Greenpeace vit avec son temps et édite un guide en ligne, disponible sur internet mais aussi sous la forme d’une application téléchargeable et utilisable à partir de votre téléphone multimédia ou smartphone (I phone ou Androïd).

En quelques pressions du doigt sur votre écran tactile, directement dans les rayons de votre supermarché, recherchez la marque de viande, de poisson, les œufs ou le lait pour bébé que vous vous apprêtez à acheter pour savoir si :

- elle est face à un logo « vert » : la marque a déclaré, documents à l’appui, que son produit ne contient pas d’OGM et n’est pas produits à partir d’animaux ayant été nourris aux OGM
- face à un logo orange : le fabriquant certifie avoir entamé des démarches pour exclure les OGM de l’alimentation des animaux, sans pouvoir immédiatement garantir que ses produits en sont exempts
- face à un logo rouge : le fabriquant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d’animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Les entreprises qui ne nous ont pas répondu sont également classées dans cette catégorie.

N’oubliez pas : le pouvoir est dans le caddie ! En privilégiant les produits « verts » et le bio, vous protégez votre santé, bien sûr, mais surtout vous agissez concrètement pour barrer la route aux OGM et ainsi préserver l’environnement !

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OGM | le 7 janvier 2010

Après 6 ans de procédures, une victoire pour le Gers contre les OGM

Le 30 décembre dernier, le Conseil d’Etat, la plus haute autorité juridique en France, a annulé deux précédentes décisions de justice pour donner raison au département du Gers, qui s’était prononcé en 2004 contre les cultures OGM en plein champ sur son territoire. C’est la première fois qu’une telle décision est prise.

Cette décision permet au Conseil Général du Gers « d’émettre des vœux » sur les implantations de cultures dans le département, sans pour autant lui donner le pouvoir d’interdire ces cultures, pouvoir qui reste du seul ressort de l’Etat. Le Conseil d’Etat confère donc, symboliquement, le pouvoir aux départements d’accueillir ou non ces cultures.

Aujourd’hui, 21 régions et 9 départements en France se déclarent « zone sans OGM » (Plus d’infos : http://www.infogm.org/spip.php?rubrique773). Greenpeace appelle donc les départements à faire connaître clairement leur positionnement sur les cultures OGM, notamment en vue de la revue de la clause de sauvegarde sur le MON 810 par l’Union Européenne, dans les prochains mois.

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OGM | le 22 décembre 2009

Nouveau désaveu pour le maïs OGM MON 810 : il doit être interdit

Le 22 décembre, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a rendu son avis sur le renouvellement de l’autorisation de culture, importation et transformation du maïs MON 810. Cet avis montre clairement que le MON 810 est plus un problème qu’une solution.

En particulier, le comité économique, éthique et social (une des deux composantes du HCB) estime dans sa majorité que le MON 810 présente plus d’inconvénients que d’avantages. Par ailleurs, le comité scientifique (l’autre composante du HCB) indique que certaines questions posées à l’Agence européenne de Sécurité des Aliments (AESA) n’ont pas obtenu de réponse, laissant planer un doute sur l’innocuité de ce maïs.

Greenpeace demande donc de nouveau l’interdiction du maïs MON 810.

Aujourd’hui, c’est déjà le cas dans six pays. La France, la Grèce, l’Autriche, la Hongrie, l’Allemagne et le Luxembourg n’autorisent pas la culture du MON 810 en vertu de la clause de sauvegarde prévue dans la législation sur les OGM. Greenpeace demande que les gouvernements maintiennent cette clause de sauvegarde.

Au niveau européen, tout OGM devant être réévalué dix ans après son autorisation, celle du maïs MON 810 doit être discutée dans les prochaines semaines par la Commission européenne. Greenpeace demande qu’elle interdise purement et simplement la culture de ce maïs transgénique. Au vu de l’avis du HCB, il devient évident que les pays ayant invoqué la clause de sauvegarde ne peuvent décemment pas retourner leur veste et doivent même peser sur la Commission pour que cette demande de réautorisation soit rejetée.

Greenpeace souligne que cet avis du HCB va dans le même sens que celui émis par le Crii-Gen le 11 décembre.
Greenpeace demande donc que la culture du maïs génétiquement modifié MON 810 soit définitivement interdite dans l’Union européenne.

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